Ceux qui étaient nés et qui ont vu les événements en direct s'en souviennent toujours et ils n'ont pas oublié où et avec qui, ils ont découvert les images. C'était il y a 25 ans.
Le 11 septembre 2001, je venais de faire ma première rentrée scolaire comme professeur dans un magnifique collège du sud de l'Indre, sur les bords de la Creuse. Je me souviens très bien qu'en fin d'après-midi, un collègue est venu me dire qu'il se passait des choses à New York et qu'on pouvait monter au CDI où la télévision était allumée. Et c'est dans ce CDI, entouré de plusieurs professeurs du collège, que j'ai découvert ces événements dans un climat stressant ; je me rappelle que la fille de notre collègue documentaliste était à New York au même moment ; et sans nouvelle, cette dernière était évidemment, particulièrement inquiète.
Les jours suivants, une question est revenue dans toutes mes classes : "Était-ce le début de la troisième guerre mondiale ?" Dans l'incertitude de ces heures, mes élèves devaient penser que le professeur d'Histoire était le mieux à même pour répondre à cette question...
Au final, ce jour-là n'a pas causé un nouveau conflit mondial, mais le monde a basculé dans une dimension multipolaire. Et c'est bien ce monde multipolaire qui, depuis un quart de siècle, est toujours plus perturbant, inquiétant voire même aujourd'hui, menaçant.
Je vous invite à écouter le témoignage de Bruno Dellinger, qui avait sa société dans la tour n°1 du World Trade Center, précisément, au 47e étage. Et le 11 septembre 2001 à 8h46, il était dans son bureau :
Bruno Dellinger est également l'auteur de "World Trade Center 47e étage", publié chez Robert Laffont en septembre 2022. Un livre que je vous recommande.
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