En passant ce soir devant le bureau de vote que je tiendrai dimanche prochain, j'ai découvert ces affiches sur les panneaux électoraux. Dois-je en déduire qu'une erreur s'est glissée dans les résultats du 1er tour et que les deux François ont été éliminés aux bénéfices des deux Nicolas ?
Cette alternative n'est évidemment pas pour me déplaire : le choix des Nicolas ; la France Libre contre la France Forte ; mais surtout, la France de l'espérance contre celle de la résignation avec face à face, le Nicolas de la sincérité contre celui du rêve (ou du cauchemar, c'est selon) : Dupont-Aignan contre Sarkozy. Un duel qui intéresserait, un match qui passionnerait.
Pour la première fois, dans l'Histoire de la Vème République, les Français connaîtraient avant le résultat du second tour de l'élection, le prénom de leur futur Chef de l'Etat. Les médias étrangers multiplieraient les reportages sur cette élection atypique. L'accès au second tour de l'élection présidentielle du candidat gaulliste apporterait un souffle nouveau et l'espoir à beaucoup de Français et d'Européens : "La France qui ose" ; "L'Europe a enfin un avenir"... Les titres de la presse seraient enthousiastes.
Les Français ne bouderaient pas leur plaisir d'avoir pour une fois, un véritable choix républicain entre deux conceptions pour l'avenir du pays. Et si le 1er mai, le candidat Sarkozy parvenait à réunir 200.000 personnes au Trocadéro pour fêter le "vrai travail", ce serait plus d'un million de personnes venues des quatre coins du pays qui, le même jour, répondraient à l'appel de Nicolas Dupont-Aignan et fraterniseraient dans un petit village de la Haute-Marne, sur les terres du plus illustre des Français...
Malheureusement, en revoyant les clips de la campagne officielle, c'est bien à un autre choix que les Français devront se résigner dimanche prochain. Et de celui-là, je parlerai vendredi.
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