Arnaud Clément - Les Carnets

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Européennes 2009 : Discours prononcé à Châteauroux le 4 juin 2009

Publié par Arnaud Clément sur 4 Juin 2009, 22:38pm

Catégories : #Politique

   Voici les grandes articulations du discours que j'ai prononcé ce soir à Châteauroux, lors de la réunion publique, organisée dans le cadre des élections européennes, par la Fédération de l'Indre de Debout La République.

   Le constat

   "On ne fait pas de politique, autrement que sur des réalités" disait Charles de Gaulle. L'Europe est une formidable idée et a été une grande réussite avec la paix entre les nations européennes, la mise en place du marché commun, la Politique Agricole Commune... A partir de 1992, l'approbation du Traité de Maastricht, à une très courte majorité est le signal que l'Europe commence à ne plus répondre aux attentes des citoyens français. Et ces mêmes citoyens ne se prononceront, ni sur le Traité d'Amsterdam, ni sur le Traité de Nice. Ce n'est qu'à l'occasion de la ratification du Traité Constitutionnel Européen que les Français auront la possibilité de donner leur opinion sur la direction que prend la construction européenne, en 2005, treize ans après Maatricht. Le 29 mai 2005, les Français, après s'être passionnés pour l'Europe lors de la campagne référendaire, rejettent massivement ce traité à près de 55%. Mais, en février 2008, le Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité Constitutionnel Européen, est adopté par les parlementaires. 

   Ce scandale anti-démocratique est sans précédent dans l'histoire de notre Vème République : alors que le peuple, détenteur de la souveraineté nationale, dit "non", ceux qui sont censés le représenter, notamment les trois députés de l'Indre, les socialistes Michel Sapin et Jean-Paul Chanteguet et le libéral Nicolas Forissier, votent "oui". Ce n'est rien d'autre que le signe de la trahison du peuple.

   En avril 2005, on construisait l'Europe sans les peuples. Depuis le referendum du 29 mai 2005, on la construit contre les peuples, (français, néerlandais, irlandais...). L'Europe s'élabore donc sur de bien mauvaises bases et si on ne consolide pas l'édifice européen, il risque de s'effondrer.

   Des solutions de bon sens

   Il faut bâtir une Europe résolument démocratique, qui avance par le biais de referendums, avec les peuples. Il faut tenir compte de la volonté exprimée par le peuple souverain.

   Il faut construire une Europe des projets, qui protège nos territoires : il faut investir massivement dans la recherche, dans les secteurs d'avenir (voiture propre, panneaux solaires...), dans de grands projets, comme le TGV, qui devra passer dans l'Indre. C'est une question d'aménagement du territoire. De plus, il faut protéger nos emplois et lutter contre les délocalisations, en instaurant un protectionnisme raisonnable qui permette de supprimer la concurrence déloyale subie par les produits français et européens, par rapport à ceux qui inondent nos marchés, n'ayant pas les mêmes normes sociales et environnementales.

   Enfin, il faut édifier une Europe qui trouve ses limites et sa finalité : Veut-on un ensemble supranational, comme cela est défendu par les amis du Nouveau Centre de Mme Auconie, n°2 sur la liste UMP ? Non ! 
   Veut-on un ensemble transatlantique, plaçant l'Union Européenne derrière les Etats-Unis, comme on le prépare pour l'horizon 2015 ? Non ! 
   Veut-on une Europe frontalière de l'Iran ? Non !  
   Il faut des limites à l'Europe et la Turquie n'a pas vocation à être membre de l'Union Européenne. Il faut d'ailleurs cesser le double langage sur ce sujet : avant chaques élections, Nicolas Sarkozy explique son refus de voir la Turquie entrer dans l'Europe. Ce fut le cas en 2007 et plus récemment, dans son discours prononcé à Nîmes. Mais depuis 2007, huit nouveaux chapitres relatif à l'adhésion de la Turquie ont été ouverts ! De plus, c'est le Président de la République qui a souhaité la suppression du referendum obligatoire sur la Turquie, lors de la révision constitutionnelle de juillet 2008...

   Les élections européennes

   Dimanche prochain, les citoyens auront le choix entre ceux qui s'entendent à Strasbourg et Bruxelles sur 75% des directives et qui ont trahi le peuple (PS, UMP, Verts, MoDem), entre les europhobes, ceux qui sont hostiles à la construction européenne et qui ne proposent rien depuis des années (MPF-Libertas, FN, NPA) et ceux qui proposent une alternative républicaine crédible, pour que l'Union Européenne soit véritablement un plus pour la France et qu'elle ne se contente pas d'ennuyer nos producteurs de vin rosé, en demandant de mélanger du rouge et du blanc (prévu pour le 19 ou le 26 juin, juste après les élections et ce n'est pas un hasard...) ; qu'elle cesse de déréguler (suppression des quotas laitiers en 2015 - Merci Michel Barnier..., suppression des règles de conditionnement...)

   Enfin, j'ajoute que ni Monsieur Beaupuy (MoDem), qui nous arrive de Reims, ni Monsieur Weber (PS) qui vient de la Seine-Maritime, ni Mme Goncalvès (Libertas) de Paris... ne se soucient des problèmes de nos territoires. Ils s'en moquent. Ce sont des parachutés qui ne souhaitent qu'une seule chose, être élus ou réélus, et n'ayant obtenus de places éligibles dans leurs régions, ils sont venus dans le Centre. Or, nous avons besoin d'élus qui connaissent les problèmes de nos régions (Centre, Limousin, Auvergne) et défendent les intérêts des citoyens de ces territoires et certainement pas de personnes qui, une fois élues, retourneront chez elles et oublieront ceux qui les ont élu. 

   C'est pourquoi, Mesdames, Messieurs, je vous invite dimanche à donner un espoir à l'Europe, à une Europe utile dans une France libre. Votez pour la liste gaulliste Debout La République, conduite par Jean Barrat !   

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